Les vœux présidentiels sont l’occasion pour le chef de l’État de faire le bilan des actions conduites et de justifier le bien fondé de ses choix sur un ton qui se veut convaincant. Mais c’est aussi le moment d’évoquer avec confiance les perspectives d’avenir.
• Le bilan
Passage souvent obligé dans une allocution de vœux, le bilan sert à dynamiser et à rassurer l’ensemble des Français, au vu des actions accomplies. Aussi ce discours fonctionne-t-il sur le mode de la persuasion.
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La projection volontariste dans l’avenir laisse peu de place au bilan dans l’allocution du général de Gaulle, si ce n’est à travers des allusions aux « actions engagées » et « aux efforts entrepris ». En revanche, Georges Pompidou et François Mitterrand optent pour des bilans détaillés et argumentés, placés sous le signe de la crédibilité (« Il aura fallu plus de quatre ans pour que l’on commence à se rendre compte que nous sommes sur le bon chemin », déclare François Mitterrand), mais aussi de la clairvoyance (« Il y a un an jour pour jour, je vous disais... », dit Pompidou). Valéry Giscard d’Estaing, pour sa part, préfère mettre en avant le rôle de la France à l’étranger (« Partout nous avons rencontré le rayonnement de la France »).
• Les perspectives d’avenir
L’allocution des vœux, par sa nature même, est un discours incitatif et volontariste. Il nous éclaire sur la manière dont le chef de l’État entend conduire sa politique dans l’année à venir.
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Même s’il est volontariste, le discours de Charles de Gaulle tient compte des « contrariétés » et du rôle joué par le destin (« Que sera 1968 ? L’avenir n’appartient pas aux hommes et je ne le prédis pas. », dit-il ainsi). Cette vision de l’avenir contraste avec celle de François Mitterrand, plus politique et conjoncturelle (« Des élections législatives auront lieu...garant de l’unité nationale, je serai là pour assurer la continuité de nos institutions », déclare-t-il).
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