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Lauréats édition 2012

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Concours ARTE/CLEMI "Reportage" - Thème 2012 : Ouverture des archives de la préfecture de police sous l’Occupation

Finale le 3 octobre 2012 à Strasbourg dans les locaux d’Arte

Les équipes finalistes de l’édition 2012  du concours Arte /Clemi Reportage se sont rendues dans les locaux d’Arte à Strasbourgle 3 octobre 2012. Ils ont pu recueillir les avis des professionnels de la chaîne sur leurs productions et visiter les locaux . Le jury composé de Mr Hugues Jardel , rédacteur en chef d’Arte Journal et de Mr Patrick Schulze-Heil a attribué les prix suivants .

Pour cette édition dont le thème était : l’ouverture des archives de la préfecture de police sous l’Occupation, 70 établissements de France métropolitaine mais aussi d’outremer (Guadeloupe) et de l’étranger (Athènes, Los Angeles) se sont inscrits et ont envoyé 87 reportages. 

Premier prix : Lycée François-René de Chateaubriand Combourg (35)

Policiers français sous l’Occupation

Durée :  2 min 13

Auteurs : Louise Robinault et Pauline Roussel (voix off)

En réalisant ce reportage, nous avons voulu parler du rôle des policiers français sous l’occupation. Ils ont contribué à l’arrestation et à la déportation  des Juifs vivant en France et aujourd’hui, ces actes sont condamnés. Mais il ne faut pas oublier le contexte. Certains n’avaient pas le choix, pour garder leur métier ils devaient obéir au gouvernement dirigé par Pétain. D’autres ont cependant préféré  rentrer dans la résistance ou démissionner. Ainsi, l’histoire ne se compose pas que de bons et de méchants.
Ce que nous avons voulu montrer dans notre reportage, c’est qu’il faut échapper à la tentation de porter un jugement moral tranché sur ce qu’ont fait les gendarmes et policiers sous l’occupation. 
On peut d’ailleurs s’interroger sur ce que l’on aurait fait à l’époque à la place d’un de ces policiers. C’est la question qui est posée aux jeunes en formation et la réponse  n’est pas évidente. 
En effet ces policiers français sous l’occupation ont agi par sens du devoir, sous la pression de leur hiérarchie, par peur ou par ignorance.
On ne peut pas revenir sur des faits passés, mais on peut faire en sorte que les erreurs ne se reproduisent plus, d’où un travail de mémoire. 
Une mémoire apaisée qui échappe aux stéréotypes et aux idées reçues.

Deuxième prix : Lycée Déodat de Séverac Céret  (66) 


Collaborations sous Vichy : enfin la lumière

Durée : 2’59

Auteurs : Yanis Sicre (montage) Vincent Payret-Rura (commentaire)  classe de première.

Grâce à ce reportage, nous avons voulu montrer l’importance du rôle qu’a joué la police française durant l’Occupation. Il nous a paru intéressant d’expliquer que les événements tragiques de l’époque – déportation, solution finale –, qui nous semblent complètement inhumains aujourd’hui, ont été effectués grâce notamment à l’aide de policiers et gendarmes français. En contrepartie, nous avons également décidé d’évoquer les policiers qui ont agi contre la politique menée, en prenant des risques afin de sauver certaines familles, en détruisant des fiches. Aussi, il nous a semblé pertinent de connaître les réactions, les pensées de policiers actuels sur le sujet. Finalement, réaliser ce reportage nous a permis d’en apprendre d’avantage sur cette période d’Occupation, et de mieux comprendre le contexte historique du régime de Vichy.

Troisième prix : Lycée Louis Armand Chambéry (73) 

L’occupation nazie : quel rôle pour les français ?
Durée : 3’07
Auteurs : Amandine Martin-Cocher, Juliette Naviaux, Ophélie Janot, Kimberly Condoris, Dahrine Rouabhi

Dans le cadre du concours Arte sur l’ouverture des archives policières de Paris durant l’occupation nazie, nous avons monté un reportage d’après les rushes fournis. Nous avons centré notre montage sur le rôle des Français durant les arrestations de Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il nous semblait important en tant que citoyennes d’aujourd’hui de ne pas oublier cette période de l’Histoire où la France a largement participé à la campagne nazie. Notre but n’était pas de culpabiliser les Français, mais d’exposer quelques faits qui ont eu des conséquences décisives lors de l’Occupation. Nous avons fait le choix de ne pas utiliser les rushes sur les jeunes policiers d’aujourd’hui, car il nous semblait plus important d’utiliser le temps imparti afin de monter l’implication française, et nous trouvions par ailleurs que leur paroles n’étaient pas les plus intéressantes.
Nous avons tenté d’exposer le maximum d’informations le plus clairement possible. Notre montage est simple, et éclairé par une voix off. Celle-ci sert la continuité du film, et permet sa fluidité. Les multiples inserts viennent étayer les explications de l’historien Jean-Marc Berlière, et du conseiller culturel Jean-Marc Gentil, ils sont comme des preuves, des mémoires de l’Histoire.
Le sujet du concours, l’ouverture au public des archives de la Préfecture de Paris concernant la période de l’occupation nazie, nous a semblé très intéressant. En effet, nous trouvons important que ces archives soient accessibles au public pour la persistance de la mémoire historique.

Lycée Léonard de Vinci Montaigu (85) 

Ouverture des archives au public : pour mieux comprendre l’histoire
Durée : 2’58"
Auteurs: Manoé David, Sarah Legault

Nous avons choisi d’axer notre sujet sur l’intérêt des archives afin de donner envie au spectateur de découvrir ces documents. C’est pourquoi nous avons privilégié les propos de Jean-Marc Berlière qui nous explique que l’histoire est très complexe, tout en montrant des exemples d’archives. Pour renforcer l’importance de l’archive, nous avons voulu mettre en avant sa rareté ; notamment à travers l’ambiance au tout début du reportage, où un homme dit que "c’est très précieux car considéré comme perdu".
Le reportage se termine par un témoignage, ce qui est très rare en sujet d’actualité. Nous voulions une conclusion qui fasse réfléchir le spectateur ; D’où la question directe de l’historien "et vous, qu’est-ce que vous feriez ?"
Enfin, nous avons préféré ne pas mettre de musique pour ne pas jouer dans les émotions sur la tristesse de la guerre. On a voulu rester objectives et sobres pour laisser le spectateur libre de ses émotions.
S’agissant du travail d’élève de BTS audiovisuel, ce film a été présenté hors concours.