Un essai du sociologue Dominique Cardon sur le poids d’Internet dans le débat d’idées.
Disparition de l’espace privé, incitation à la diffamation, menaces sur l’avenir de la presse: dans de nombreux débats, Internet fait figure de coupable.
Mais, bien plus qu’un média de communication et d’information, Internet est une forme politique à part entière. En décloisonnant le débat et en l’ouvrant à de nouveaux participants, Internet renouvelle les possibilités de critique et d’action. Surtout, le web constitue à l’échelle planétaire un laboratoire d’expériences démocratiques : auto-organisation des citoyens, délibération élargie à de nouveaux publics, mise en place de collectifs transnationaux, socialisation du savoir, etc.
Internet ne permet pas seulement de communiquer davantage; il élargit formidablement l’espace public et transforme la nature même de la démocratie. Avant de la célébrer ou de la dénigrer, il faut penser la révolution numérique.
Seuil, coll. « La république des idées », septembre 2010, 102 p., 11,50 €